9 juillet 2026
Localiser un site Framer sans abonnement
Toutes les façons courantes de traduire un site Framer se facturent au mois, et les traductions dépendent d'un abonnement actif. Il en existe une qui ne le fait pas. Ce qu'elle coûte, ce qu'elle sacrifie, hreflang compris, et comment la mettre en place.
Toutes les façons courantes de traduire un site Framer vous facturent chaque mois, et cessent de servir vos pages traduites le jour où vous arrêtez de payer.
L’option Locales de Framer coûte 20 $ par mois et par locale. Weglot sert les versions traduites sur un sous-domaine ou un sous-répertoire. Linguana les héberge sur sa propre infrastructure. Dans les trois cas, les traductions dépendent d’un abonnement actif, et aucun des trois ne documente publiquement ce qu’elles deviennent après résiliation.
C’est très bien quand la traduction est une opération continue avec une équipe derrière. C’est un mauvais marché pour un fondateur qui a traduit un site de cinq pages une fois et qui paie désormais un loyer dessus, indéfiniment.
Il existe une voie sans abonnement. Voici ce qu’elle coûte et ce qu’elle sacrifie.
Ce que “sans abonnement” achète vraiment
Le sujet n’est pas l’économie, même si vous en faites une. Le sujet, c’est que les pages traduites deviennent des pages ordinaires de votre propre projet Framer.
Elles vivent en /fr, /de, /es. Elles se modifient sur le canvas comme n’importe quelle autre page. Google les indexe sur vos propres URLs, l’autorité qu’elles accumulent est donc la vôtre. Et si vous désinstallez le plugin qui les a créées, chaque page reste exactement où elle est.
Rien n’est loué. Rien ne passe hors ligne quand une carte bancaire expire.
Ce que ça coûte, à côté des alternatives
Trois langues supplémentaires, sur un an, vérifiés en juin 2026 :
- Framer Locales : environ 720 $, facturé 20 $ par locale et par mois, aucune remise annuelle trouvée.
- Weglot : environ 290 €. Son plan Starter à 15 € ne couvre qu’une seule langue ; trois langues imposent Business, à 29 € par mois.
- Linguana : environ 228 $ en Starter, facturé à l’année (25 $ en mensuel), avec une dotation unique de 10 000 crédits IA.
- Page Translator : 29 €, une fois, langues et pages illimitées en Pro.
L’année deux, les trois premiers vous refacturent. Le quatrième, non. Gardez en tête que ce sont des nombres de nature différente : trois abonnements face à un achat, dans deux monnaies. Chiffrez votre propre cas.
Si vous avez aussi un blog ou un catalogue produit dans une collection CMS, ajoutez CMS Translator à 19 €, ou prenez les deux pour 39 € avec le Translation Pack.
Commencez sans rien payer
La version gratuite couvre une langue cible, jusqu’à cinq pages, et une traduction instantanée. Sans carte bancaire, sans date d’expiration.
C’est suffisant pour traduire un petit site, ou les cinq pages d’un plus gros qui comptent le plus, et regarder le résultat sur vos propres pages avant de décider. C’est le bon ordre : vous devez voir à quoi ressemble la sortie sur votre vrai contenu, pas sur une démo.
Traduire sans payer d’API non plus
Trois modes, et aucun ne demande un abonnement de traduction.
Le mode instantané fait tourner la traduction IA dans le plugin. Aucune clé API, rien à configurer.
Votre propre clé DeepL, si vous voulez la qualité DeepL sur les langues européennes, là où il est historiquement le plus fort. DeepL a fermé aux nouveaux inscrits son ancien plan gratuit de 500 000 caractères par mois : les nouveaux comptes reçoivent un crédit unique d’1 million de caractères, non renouvelable.
Le copier-coller vers un LLM que vous payez déjà. Le plugin extrait chaque nœud texte dans un prompt structuré. Vous le collez dans ChatGPT, Claude ou Gemini, vous recollez le JSON obtenu, et les pages sont générées. Si vous payez déjà un assistant IA, votre budget traduction est nul.
Ajoutez d’abord vos noms de marque et vos termes techniques au Glossaire, pour qu’ils traversent chaque mode intacts.
Ce que vous sacrifiez
C’est la partie honnête, et elle est courte.
Vous le faites vous-même. Pas de tableau de bord, pas de rôles traducteurs, pas d’éditeur visuel pour une équipe de linguistes. Vous modifiez les pages traduites sur le canvas Framer. Si des traducteurs professionnels travaillent sur vos textes, le workflow de Weglot vaut son abonnement et cette voie n’est pas pour vous.
C’est Framer uniquement. Si vous avez aussi un site Webflow, il vous faudra autre chose pour lui.
Pages statiques seulement. Les collections CMS demandent CMS Translator, soit 19 € de plus. C’est un second achat, pas un frais caché, mais c’est un achat.
Un hreflang plus faible. Framer verrouille le lang et le hreflang rendus côté serveur sur ses Locales natives payantes, le plugin injecte donc le hreflang avec un script qui s’exécute dans le navigateur. Google exécute le JavaScript et peut le voir ; Bing y est moins fiable. Le plugin ne traduit les slugs qu’en mode DeepL, et ne traduit jamais les titres de page ni les méta-descriptions. Les Locales natives, Weglot et Linguana servent tous le hreflang depuis le serveur. Si ce point compte pour votre projet, cette voie n’est pas le bon arbitrage.
Rien n’est géré pour vous. Les pages vivent dans votre projet, et les maintenir est votre travail. C’est la même phrase que “elles vous appartiennent”, lue de l’autre côté.
La mise en place
- Installez le plugin et traduisez une langue sur cinq pages maximum, gratuitement.
- Regardez les pages. Elles sont à vous, sur le canvas, modifiables.
- Passez en Pro quand il vous faut plus de langues ou plus de pages. 29 €, une fois.
- Générez les balises hreflang, et posez l’attribut
langet la direction du texte par locale. Tout cela est côté client :langet la direction servent l’accessibilité et le prompt de traduction du navigateur, pas Google, qui ne les utilise pas pour détecter la langue d’une page. - Insérez le composant Language Switcher. Il résout les liens sur le site publié, pas sur le canvas.
- Publiez, puis vérifiez que les balises hreflang sont réciproques, avec un validateur plutôt qu’avec Search Console, qui a cessé de signaler les erreurs hreflang en 2022. Le guide hreflang explique quoi regarder.
- Si vous avez un CMS, traduisez aussi les collections.
Est-ce le bon arbitrage
Si vous localisez un grand site en continu, avec des traducteurs en interne, un abonnement vous achète un workflow qu’un plugin payé une fois ne peut pas offrir.
Si vous avez traduit votre site une fois, que vous voulez que les pages soient encore là dans deux ans, et que vous préférez ne pas payer de loyer sur un travail déjà fait : c’est cet arbitrage.
Il y a un comparatif complet des quatre options si vous voulez vérifier les chiffres avant de décider.